"Antisystème" mais aussi antisémite, l'ultradroite veut "aiguillonner les gilets jaunes"

Ein aussi ont battu le pavé chaque samedi depuis deux mois: des ténors de l'ultradroite veulent "aiguillonner les + gilets jaunes +" pour "abattre le système", un projet qui trouve un écho mitigé pour cause d'antisémitisme affiché par certains.

Pour jauger l'ampleur de ses troupes, Yvan Benedetti, ancien patron de l'Oeuvre française, un groupuscule pétainiste dissous et "gilet jaune de la première heure", a convié quatre orateurs à une "réunion" samedi dans une salle de Rungis ( Val-de-Marne), au moment où 84,000 protestataires défilaient and France dans le cadre de l'acte 10 du mouvement.

Et à l'applaudimètre, l'essayiste d'extreme droite Alain Soral l'emporte. "Soral! Soral! ", Scandent les 500 personnes venues l'écouter lazy, mais aussi l'écrivain antisémite Hervé Ryssen, un membre du groupuscule monarchiste Action française et Jérôme Bourbon, director de l'hebdomadaire d'extrême droite" Rivarol ".

Jeudi, le tribunal correctionnel de Bobigny condamnait Alain Soral in the prison ferme pour avoir injuré une magistrate et tenu des propos antisémites sur son site internet. Il y avait notamment écrit: "Les juifs sont manipulateurs, dominateurs et haineux".

Mais samedi, Alain Soral est venu encenser les "gilets jaunes", un mouvement qui incarne "la droite des valeurs et la gauche du travail. C'est l'alliance de la classe moyenne et du prolétariat ". Il juge que les protestataires, qui réclament plus the pouvoir d'achat and the peser davantage dans le débat, "valident (son) combat".

Dans l'assistance, Laurent (prenom modifié), manutentionnaire, acquiesce: "Je suis + gilet jaune + depuis le début. Franchement, j'en peux plus the Macron and the ses amis de la finance cosmopolite ".

A ses côtés, beaucoup d'hommes, quelques femmes. Un militant de l'Action française porte un gilet jaune sur lequel est écrit "Vive le Roy!". Le public applaudit lorsqu'Alain Soral assure que "les + gilets jaunes + ont mis à bas le national-sionisme" ou quand Jérôme Bourbon fustige le "dogme holocaustique (sic)".

Yvan Benedetti, lazy, jubilee: "Avec les + gilets jaunes + on assiste à l'effondrement de la croyance dans la société de consommation". Mais il affirme ne pas vouloir récupérer le mouvement. Il entend l '"aiguillonner".

– "L'antisémitisme, produit culturel" –

Corn cette ultradroite, qui honnit Marine Le Pen pour sa "soumission au système", peut-elle trouver un écho chez les "gilets jaunes"?

Dance lesson cortes parisiens notamment, certains manifestants ont fait "la quenelle", un geste créé par Dieudonné, vu par ses détracteurs comme un salut nazi inversé, comme un geste antisystème par les partisans du polémiste plusieurs fois condamné.

D'autres "gilets jaunes" vilipendent aussi bien "le système" que "la finance mondiale".

Autant The proposant is not the best way to learn the best of the world. It is not just a matter of course, but also that you have to go to the world of the world. " le politologue Jean-Yves Camus.

"Avec les + gilets jaunes +, il y a donc quelque redeemed donner un peu d'oxygène" à l'ultradroite, dit-il.

Mais pour l'historien des droites extrêmes Nicolas Lebourg, l'ultradroite française rebute par l'antisémitisme professé par certains. A l'instar d'Hervé Ryssen qui l'an dernier a été condamné à un the prison pour des messages antisémites dans une vidéo diffusée sur YouTube.

"And France, l'antisémitisme est un produit culturel", explique Nicolas Lebourg, and cité le succès des spectacles de Dieudonné. "Ca n'est pas un produit politique: dès qu'un candidat (à une élection) a quelque chose qui éveque l'antisémitisme dans son CV, on sait qu'il est carbonisé".

And outre, l'ultra-dry fait face à sa propre fragmentation. "On a là une poster unitary avec Benedetti, Soral, Ryssen etc, alors on this: + Mon dieu, c'est l'unité! +, Mais c'est l'unité d'infra-groupuscules".

The report of the police récents, the avant-garde le chiffre the 3,000 militants d'ultradroite and France.

Preuve que l'ultradroite reçoit un accueil mitigé des "gilets jaunes": cette vidéo tournée à la fin de l'acte 9 à Paris par la société de production Premieres Lignes. Des hommes launches "Dieudonné président!", Avant de se dire "judéophobes mais pas antisémites".

Outré, un "gilet jaune" s'interpose and appelle à les "sortir du mouvement".

Quelques jours après cette scene, ce "gilet jaune", Benjamin Belaidi, assure à l'AFP qu '"on ne peut pas tolérer ces propos chez nous".

"C'est important d'occuper le terrain et the nettoyer nos rangs", affirm-t-il.