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A Marseilles, une marche blanche entre émotion et colère

A Marseilles, une marche blanche entre émotion et colère

Hound mille personnes ont défilé, samedi, dance les rues de la cité phocéenne, après la mort de huit personnes dans l'effondrement de deux immeubles.

Lors de la marche blanche and hommage aux victimes des effondrements d'immeubles survenus à Marseille, le 10 novembre.

Une foule immense et recueillie a défilé, samedi 10 novembre après-midi à Marseille, dans un silence glaçant, à travers le quartier de Noailles aux façades décrépites, là où deux immeubles se sont effondrés, lundi, provoquant la mort de huit personnes, un bilan désormais définitif. Ils étaient huit mille selon la police, «Une marée humaine», se félicitent les organizers.

And tête de cortège, les proches des victimes portent un drap blanc sur lequel on lit: «Noailles meurt, Marseille and deuil». Les amis de Pape Maguette, un jeune Sénégalais, décédé dans l'effondrement du 65 rue d'Aubagne, brandissent sa photo, dentis qu'un de ses amis explique que le jeune homme avait rendez-vous le jour du drame «Pour un nouveau lodging».

Une rose à la main, une pancarte à bout the bras pour dénoncer «L'incurie de la mairie», la colère le dispute à la tristesse chez les manifestants, pauvres et riches côte à côte. Le fossé n'existe plus entre un Nord de la ville qui cumule pauvreté, violence des réseaux de drogue and abandon des services publics, et un Sud riche et prospere.

Lors de la marche blanche and hommage aux victimes des effondrements d'immeubles survenus à Marseille, le 10 novembre.

Alain Scemama est venu s'installer récemment à Marseille pour sa retraite et Noailles est vite devenue l'un de ses QG: «J'y faire mes courses, humer l'ambiance, c'est le Marseille que j'aime». Juste à côté de lazy, Rachida se this triste: «Ils ne méritaient pas de mourir juste parce qu'ils sont pauvres. Nous les pauvres, on vit tous les jours le rejet. Je le vis parce que je n'ai pas les vêtements qui attirent, parce que j'ai pas les moyens de recevoir ».

C'est un Marseilles uni et solidaraire qui, au passage du cortège sur le Cours Lieutaud, là où le bataillon des marins pompiers a set ses postes de secours depuis une semaine, applaudit, remercie «Ceux qui ontroquette leur vie dans les recherches».

Soudain, un balcon chute

Des marins pompiers apples à quelques dizaines de mètres du cortège pour secourir trois personnes légèrement blesses dance la chute d'un balcon au 20 boulevard Garibaldi. Un grand boum suivi d'un mouvement de panique, un effondrement qui résonne comme un nouveau mauvais coup porté à une municipalité, que les manifestants rendent responsable du drame et des logements indignes dans lesquels vivent 100 000 Marseillais.

Linda Chassaigne et sa colocataire tendent un drap blanc: «Ce n'est pas la pluie». Un slogan and réponse aux premieres expressations données par Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseilles, which means that the drama can not be influenced. Cette enseignante habite à quelques rues. Elle veut exprimer sa «Grande colère face au mépris poster par la municipalité, par les propriétaires».

À 73 ans, Michelle ne marche presque plus, mais elle a tenu à défiler avec ses béquilles parce qu'elle a «La rue d'Aubagne au cœur», une rue qui a toujours été pauvre au plus loin de ses souvenirs, avec ses «Vendeurs de noix et d'amandes». «L'apéritif chez M. Bizot, la boulangerie de la placette, c'est tous knife souvenirs, c'est une rue qui disparaît», déplore-t-elle.

Les députés (LRM) des quartiers Nord, Alexandra Louis and Saïd Ahamada, et, à un autre endroit, Jean-Luc Mélenchon, député (LFI) de la circuscription où s'est déroulée la catastrophe, défilent sans écharpes, sans commentaires.

«Gaudin démission! »

Parfois, le silence est rompu par une vague d 'applaudissements qui remonte le cortège. Renaud et Marie habitant Noailles, un quartier où la mixité social est ancrée. «Ce n'est pas normal, and 2018, que, dans la deuxième ville de France, des immeubles s'écroulent»this Renaud. «Il y a des gens qui meurent dans ces immeubles mais le pire, c'est qu'il y a des gens qui y vivent», ajoute son épouse, qui avoue "Des envies de révolution, que le peuple marseillais aille péter la maire, là ou il a rois qui boivent du chocolat".

Mais la petite fille du couple rappelle au drame, une fleur à la main: «Il faut parler d'El Amine». El Amine, neuf ans, a perdu sa maman, il est dans la même école que la fillette, l'école Albert Chabanon, où sont scolarises les enfants de Noailles, «Classée and REP
alors qu'elle devrait être and REP plus »
, déplore Marie.

Devant la mairie ou tous les drapeaux sont en berne, un bâtiment aux allures the Bastille assiégée par la foule, la colère s'exprime: «Gaudin démission! », «Gaudin and prison! » ou encore «Gaudin assassin! » Entourés par le «Collectif du 5 novembre», un groupe d'associations and d'habitants du quartier créé après le drame, des proches des victimes prennent la parole.

Émotion et revendications

Juchée sur un poteau, micro à la main, la cousine d'une des victimes remercie les manifestants, y associant les marins-pompiers, les policiers: «Ça a été un drame humain. Ne les oubliez pass ». «Vivez pour eux, s'il vous plaît», implore une femme dans le mégaphone avant de fondre en larmes.

Ne rien oublier, c'est l'objectif que s'est fixé le «Collectif du 5 novembre». Kevin, son porte-parole, enumère les revendications des proches des victimes et des centaines d'habitants évacués des immeubles avoisinants. Il réclame un jour de deuil, la prize and charge des frais d 'obsèques, y compris lorsqu'il faut rapatrier les corps à l'étranger, mais aussi des relogements dans des appartements pas à l'hôtel: «Nous voulons que les fleurs et les cierges que nous déposons ne soient pas enlevés. Il est inadmissible de voir des policiers and casque alors que nous essayons de faire notre deuil ».

Le collectif souhaite la création d'une cellule de crise, the soutien psychologique, juridique, plus the psychologues spécialisés à l'école Chabanon et d'assistants socialis qui aillent visiter les personnes âgées isolées. Du temps aussi, «Du temps pour que les habitants récupèrent leurs effets personnels», dance leurs domiciles.

Corn ce que revendiquent les habitants de Noailles, c'est "La vérité, la transparence sur les expertises déjà faites sur les immeubles. Sachez M. Gaudin, M. Macron, messieurs les bailleurs, nous n'oublierons jamais ». Le collectif veillera aussi à ce que la catastrophe «Soit pas l'occasion pour dégager quiconque du quartier».

Quelques instant avant le départ de la marche, de vice-amiral Charles-Henri Garié, commander le bataillon des marins pompiers, annonçait la fin des recherches and raison de «La certitude qu'il n'y a heureacre plus aucune victime sous les décombres».

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