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Rien ne se perd: and Afrique du Sud, the l'urine peut faire des briques

Rien ne se perd: and Afrique du Sud, the l'urine peut faire des briques

Rien ne se perd: and Afrique du Sud, the l'urine peut faire des briques
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AFP
/ Rodger BOSCH

Un jour, part of the bed and breakfast of toilets, votre urine pour le vous aider à construire votre maison: ce sera bien plus écologique et, rassurez-vous, ça ne sentira pas mauvais.

Des briques fabriquées à partir d'urine humaine, voilà la dernière trouvaille de chercheurs sud-africains de l'Université du Cap travels in the construction industry and the environment for the environment.

Ces "bio-briques", une innovation global, pourraient utilization remplacer les habituelles briques and terre cuite ou béton, espèrent-ils.

And utilisant une technique inspirée de la formation naturelle des coquillages, ces chercheurs – deux étudiants et un professeur – ont réussi à "faire pousser” des prototypes de ces briques d'un nouveau genre. Cela a pris six à huit jours.

Une étude de faisabilité avait été lancée l 'an dernier, grâce à une bourse du Conseil de recherches sur l'eau, un organism gouvernemental sud-africain, and utilisant au départ de l'urine synthetique, puis de l'urine humaine.

La premiere "bio-brique"

"J'ai toujours été curieux de savoir pourquoi nous n'utilisions pas l'urine comme cela", explique à l'AFP Dyllon Randall, le professeur qui a supervisé l'un des deux étudiants.

"La réponse est simplement: oui, c'est possible", ajoute-t-il. "And fait, nous avons fabrique la premiere bio-brique à partir d'urine véritable."

"Ce processus est étonnant parce qu'en gros nous avons juste fait pousser des briques à température ambiante", s'amuse-t-il.

Les chercheurs ont pu produire cette "bio-brique” au bout d'un an, and laboratoire. Mélangeant de l'urine, du sable and des bacteria, ils se sont servis d'un processus naturel – la précipitation microbienne de carbonate – pour fabriquer leur brique.

La recherche and est encore à ses balbutiements. Pour parfum à fabriquer une brique, il faut actuellement jusqu'à 30 liters of urine. La matière première est récupérée grâce à un urinal spécial réservé aux étudiants masculins de l'université.

Les trois premieres briques ainsi réalisées à ce jour sont exposées. Des blocs gris d'apparence and the poids semblables à des briques habituelles. Le matériau ressemble and tous points à du calcaire.

Suzanne Lambert, étudiante en génie civil membre de l'équipe de recherche, admire la manière dont ont été copies of the "processus naturels".

"Ce procédé imite la façon dont le corail se forme et les processus naturels de production de ciment", observe-t-elle.

Adjust the CO2

Les briques habituelles sont fabriquées dans des fours où elles sont cuites à 1.400 degrés Celsius, un process of provoking d'importantes émissions de dioxide de carbone.

Lesson "bio-briques", elles, sont "cultivées” dans du sable où sont semées des bactéries pour produire une enzyme appelée uréase.

Celle-ci réagit avec l'urée présente dans l'urine pour produire un composé semblable à du ciment qui s'associe avec le sable. Le produit ainsi obtenu peut être moulé et sèche à température ambiante, sans four ni émissions de gaz à effet de serre.

"Nous utilisons l'urine, habituellement considérée comme un déchet, au sein d'un processus entièrement durable", souligne M. Randall.

The pour qui s'inquiéteraient d'avoir des murs qui sentent mauvais, l'odeur ammoniaquée qu'engendre l'urine humaine se dissipe and quelques jours de séchage des briques.

La résistance du matériau peut être ajustée aux besoins spécifiques d'une construction, soul singer Vukheta Mukhari, l'autre étudiant qui a participé à la recherche. Lesson "bio-briques” produits jusqu'à présent se révèlent "aussi solides que des briques couramment sur le marché".

Des "bio-briques” sont déjà fabriquées aux Etats-Unis, mais à partir d'urine de synthes. Celles produites and Afrique du Sud sont les premieres à utiliser de l'urine humaine.

Le prix de ce matériau innovant se révélera déterminant pour savoir s'il pourra concurrencer les briques classiques.

Mais aujourd'hui, il est trop tôt pour en avoir une idée. "Nous sommes très loin d'une véritable commercialization", avertit M. Randall, and estimant que le process de fabrication peut être amélioré.

"Actuellement nous avons besoin the 20 to 30 liters pour créer une brique the waist standard Cela paraît effectivement beaucoup, mais l'urine est constituée d'eau and environ 90%", rappelle-t-il.

"Nous cherchons comment réduire le volume d'urine nécessaire pour faire une brique et je suis sûr que d'ici quelques années nous aurons de bien meilleurs résultats."

15/11/2018 17:57:24 –
Le Cap (AFP) –
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